On ne vous a pas tout dit : bloggeuse food et troubles alimentaires 

Mis à jour : mai 22

Avec la rentrée, l'évasion, l'air frais, j'ai plusieurs projet en-tête. Et notamment, comme je vous l'avais dit, l'envie de reprendre l'écriture. Mais écrire sur quoi? Les réseaux sociaux, le paraître, les apparences. On en oublie souvent les travers ou, pour le dire plus joliment, les derrières de la scène. C'est une nouvelle section qui vient s'ajouter aux articles mood et qui abordera différents thèmes. Le premier, qui me tient particulièrement à coeur : les derrières de la scène d'une bloggeuse vivant avec un trouble alimentaire.

On ne vous a pas tout dit : bloggeuse food et troubles alimentaires


On lit de plus en plus sur les réseaux des articles et des post en lien avec les troubles alimentaires. Certains parlent même de guérison. Ce qu'on ne dit pas, ou qu'on décide de ne pas montrer, c'est tout ce qui reste, comme des habitudes ancrées dans l'âme. Ce qu'on ne dit pas non plus c'est que la guérison ne vient pas forcément volontairement. L’habitude est persuasive: On se bats pour rester dans notre prison persuadé qu’on ne peut pas faire autrement.


C'est quoi vraiment une bloggeuse food qui vie cachée par son trouble alimentaire :


Une question de perspective

On a souvent l'impression qu'il y a beaucoup à manger sur la table, dans l'assiette. Il faut savoir que, tout ceci, est un effet d'optique. Un peu comme les séries qu'on adore filmées finalement dans studio microscopique. Et bien ici, c'est exactement pareil. Selon l'objectif plus ou moins focal que vous utilisez et l'angle que vous prenez avec l'appareil, la scène semblera plus ou moins fournie et large.


Une question de quantité


Ah ces jolis bols de noix de coco. Nombreuses sont les personnes étant arrivées chez moi me disant : mais attend, c'est ça ta noix de coco? On y mets deux feuilles de salade elle tient dans ta main. Eh oui, là encore, la perspective est assez magique. Et puis si jamais il faut un bol plus grand. Il y a toujours deux solutions : manger une simple salade en 4 repas ou alors la remplir en dessous de papier pour diminuer la quantité de remplissage.


Une question de rétribution


Un peu comme l'âne et la carotte. Le sport à outrance et la compensation est très symptomatique. Ce joli brunch pris en photo nécessitera au moins 6km de marche à pieds et 30 minutes de sport. Alors oui le sport on devrait en faire pour la tête. Oui ça sera beau de manger plus pour courir plus. Mais quand on vit (je déteste le mots souffre puisque c'est un choix de vie qu'on c'est imposé et que se poser en victime n'arrangera rien) avec un trouble alimentaire on fait du sport pour éliminer plus et plus vite. On a l'impression de voir des fitgirl toujours motivée pour le sport. Mais certaines de ces fitgirl, pas toutes et heureusement, n'ont finalement pas d'autre choix. Épuisée ou non le sport sera fait. Meme si il nous coute la vie.


Une question de partage

La bloggeuse food vivant avec un TCA est souvent accompagnée de pleins de copines. Elle cuisine peu quand elle est seule. Elle cuisine en abondance quand elle voit des gens. Alors oui c'est pour une question de plaisir. Mais c'est aussi pour s'assurer que tout ce quelle photographie ne sera pas gâchée et sera appréciée par les autres, plutôt que par elle meme. Elle dira souvent que a force de prendre les photos elle n'a plus faim. Sachez quelle ne peut pas, aussi simple soit il.


Une question de renfermement

Finalement la bloggeuse food avec un trouble alimentaire aura du mal a sortir avec ses amies. Pourquoi? Elle a du se forcer, se faire violence, pour manger et essayer des restaurants. Oui beaucoup aimerait être à sa place, elle a énormément de chance et elle en a conscience elle est même reconnaissante. Mais quand vient lheure de sortir avec ses amies, une énième sortie lui paraît absolument impensable. Voir même une torture. Et elle s'enferme persuadée qu'elle échoue. Vous voyez, on ne vous a pas tout dit. Si vous pensez que vous êtes les seuls à échouer face à vos difficultés et que toutes les personnes que vous suivez, elles, s'en sortent, c'est une illusion. Mais rassurez vous.


Si les habitudes savent parler a voix hautes, l’espoir sait tout aussi bien se faire entendre et continuera de vous appeler.


Ne perdez jamais votre enfant intérieur : entre les photos, les likes, les bodygoal et les épiages, il y’a un truc qui s’appelle la vie. Et on parle de la vie, la vraie!


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