La capacité au bonheur

Mis à jour : mai 22

A l'heure où je vous écris je marche comme souvent, je médite, je cogite. Mais ce matin, ce n'est pas comme tous les matins, heureusement d'ailleurs. Ce matin, à l'heure où j'écris et je pleure. J'ai pris une claque et j'ai compris que le cercle vicieux s'enclenche. Sauf que cette fois j'ai retenu la leçon, cette fois je vais l'inverser avant qu'il ne se ferme.


Un début 2019 compliqué


2019 pour moi n'a pas été une année simple. D'un côté je suis comblée de positivisme. Nouveaux clients et challenges, des projets humains, des voyages, des rencontres comme pré-destinées. Mais d'un autre côté c'est comme si chaque bonheur signifiait trois sacrifices. Déception amicale, déception amoureuse, perte de Eros et ce sentiment de ne plus jamais pouvoir rire ou sourire, rechute, perforation du foie.


Pourquoi moi?


A ce moment la on a souvent un réflexe presque animal de se poser en victime : pourquoi moi? Ne tournons pas en rond. La réponse est simple : parce qu'on se l'impose. On a cette tendance à se dire que ce n'est pas juste, qu'on a rien fait de mal, que les autres ont le droit au bonheur et pas nous. La vraie est question à se poser est pourquoi on s'interdit ce bonheur? Et si nous empêchons le bonheur de nous atteindre par l'auto destruction et la capacité au sabotage?


Capacité au bonheur vs auto sabotage


Le bonheur est partout. Il nous entoure. Parfois c'est une rencontre auquel on ne s'attendait pas, un accomplissement qu'on n'espérait plus et d'autre fois c'est simplement l'odeur du pain grillé et la chaleur du soleil.

Sauf qu'une partie de ce bonheur dépend intégralement de nous même et de notre capacité à le voir et l'accepter. Vous n'avez pas l'impression que vous êtes plus à cran quand tout va bien? Que plus ça va moins ça va? C'est ça l'auto sabotage et c'est ça qui vous conditionne votre capacité au bonheur. Vous le voyez, vous le sentez, mais vous l'ignorez voir même vous le méprisez



Comment sortir de ce cercle vicieux ?


Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que rien n'est écrit et que vous pouvez encore inverser la tendance. Et le point le plus central, l'équilibre qui mettra un terme à ce cercle tient dans le fait de sortir du dénis. Ne plus fuir ne plus se cacher. Le corps est une éponge il retient et ancre en mémoire. C'est un mur avec des oreilles il entend tout. Alors faites un point. Ou en êtes vous? Que se passe t il? Qu'est ce qui vous terrifie dans l'idée d'être heureux? Au cours de ce bilan pleurez. Pleurez beaucoup. Évacuez. Puis, agissez. Ce bonheur on y a tous droit dès lors qu'on se l'autorise. Faites un effort par jour comme simplement sourire avant même d'ouvrir les yeux. Rire si vous êtes surpris par une averse. Et laissez les larmes couler quand elles en ont besoin. Vous verrez. Ne plus nier. Etre en pleine conscience. Ça...ça attire le bonheur.

Ne te ferme pas

L'erreur à ne pas commettre est de se fermer dans sa douleur. L'auto sabotage nous pousse à bâtir un mur. Ce qu'on ne nous dit pas c'est que les murs centenaires font encore plus mal. C'est parfois nécessaire d'avoir mal. Certains chemins sont fait pour être longs et sinueux. Parce que pour grandir il faut se battre un peu plus.

Alors ne fuis plus, ne te fermes plus. Ce qui fait le plus mal ce n'est pas d'être blessé mais d'oublier à quel point le bonheur fait du bien.



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